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Jeudi 06 Septembre 2007

Action sociale : des handicapés plus autonomes

 

 

 

Les personnes vulnérables du Cameroun ont reçu hier à Yaoundé des appuis divers, dans l’optique de lutter contre la précarité et l’exclusion.

 

 

 

Le soleil rayonnait hier autant sur l’esplanade du musée national que sur les visages des centaines de personnes handicapées présentent sur les lieux. C’était à l’occasion de la deuxième journée de l’action sociale (JAS) organisée par le ministère des affaires sociales. Placé sous le patronage de la première dame,la cérémonie,qui s’est voulue grandiose et solennelle,était présidée par la représentante personnelle de Mme Biya,Fadimatou Cavaye,en présence de Catherine Bakang Mbock,ministre des affaires sociales et de nombreux autres membres du gouvernement.

Cette journée a pour objectif de permettre aux uns et aux autres de marquer un arrêt afin de réfléchir sur l’épineux problème de l’exclusion sociale, mais aussi, sur les stratégies à mettre en œuvre pour endiguer ce fléau.

La JAS a permis la distribution d’appareillages et d’autres aides socio-économiques offert par le Minas,en partenariat avec l’ambassade de la République populaire de Chine, la Fondation Chantal Biya,le Cercle des amis du Cameroun,Synergies africaines,MTN,le Fond national de l’emploi,IAI-Cameroun et bien d’autres donateurs. Dans le détail, on dénombre 250 handicapés issus des dix provinces bénéficiaires d’appareillages et autres matériels et équipements adaptés en vue de leur automatisation.65 œuvres sociales privées, ONG et associations parmi lesquelles la Solidarité des handicapés sont repartis avec des subventions matérielles en vue d’un meilleur encadrement des couches vulnérables à leur charge. Le tout pour un montant global d’environ 265 millions de francs Cfa. Pour Catherine Bakang Mbock, le devoir de solidarité implique la mise en place, non d’un système social caractérisé par l’assistanat et l’aide systématique, mais de l’intégration de l’aide sociale dans le contexte global du développement durable. « De ce point de vue, l’action sociale doit désormais viser l’épanouissement, l’autonomisation et le renforcement des capacités d’auto prise en charge des personnes vulnérables, afin de garantir leur pleine contribution au développement de notre pays », a-t-elle déclaré. Il n’est donc point question d’une aide palliative, mais bien d’une allocation d’aides développantes, un concept qui constitue désormais le moteur des actions menées par le ministère des Affaires sociales, a ajouté Catherine Bakang Mbock.

Pourtant, les principales cibles de ces actions, bien que contentes, ont émis quelques idées d’amélioration. « Je souhaiterais que cette journée soit un peu plus vulgarisée. Il faudrait qu’on aille jusqu’au fond du pays parce qu’il y a des handicapés,des encadreurs de personnes vulnérables qui sont vraiment dans le besoin et qui ne sont pas au courant d’une telle action »,a souligné Béatrice Béhalal,assistante sociale et formatrice spécialisée.

Pour Noé Théodore Ngue, handicapé moteur, il faut que la journée de l’action sociale se pérennise dans le temps et dans l’espace. « On doit assister à une mise en commun des efforts de l’Etat et des organisations. Mais les bénéficiaires eux-mêmes doivent montrer par des efforts personnels et le dépassement de leur situation, qu’on mérite l’aide reçu », a-t-il affirmé.

Pour renforcer cette action, le recensement des œuvres sociales privées d’encadrement des enfants et le réseautage des organisations des personnes handicapées ont été lancés. Le résultat escompté étant entre autres les valorisations et l’inclusion sociale des personnes vulnérables.

 

 

 

 

 

 

J N M

 

 

Jeudi 21 Juin 2007

Quand les jeunes se prennent en main

 

Grâce au projet Jevais, de nombreuses associations de jeunes ont pu développer des activités génératrices de revenus à Yaoundé.

Des jeunes peuvent lutter contre le chômage en créant des activités génératrices de revenus.

Des vêtements, des produits issus de l’élevage et de l’agriculture, du savon, sont autant de réalisations présentées par des associations de jeunes de la ville de Yaoundé mardi matin dans la cour du centre d’animation sociale et sanitaire de Nkolndongo. Ces œuvres ont été réalisées grâce au projet Jevais (Jeunesse et vie associative pour l’insertion sociale) et sont présentées dans le cadre du salon et d’exposition qui prend fin ce jeudi. « Il s’agit pour nous de faire un bilan sur les activités qui ont été financées par le projet » explique Guy Babaka, chef de la composante mobilisation et dynamique associative du projet Jevais.

Au cour de la cérémonie d’ouverture, le représentant du ministre de la jeunesse, Séléma Akédiol, par ailleurs directeur de la vie associative et des loisirs, a salué l’initiative prise par les jeunes de la ville de Yaoundé d’organiser ce salon et de se prendre en charge en créant des activités rentables.

« Dans notre association nous avions pour projet de créer un atelier de menuiserie mais nous n’avons pas les moyens de financer ce projet. Alors nous nous sommes tournés vers le projet Jevais. Aujourd’hui, l‘atelier existe et quatre jeunes travaillent dans cette menuiserie », déclare Tanguy Kouamou, le secrétaire général du pôle Jevais d’Ekié. Le projet s’appuie sur trois composantes que sont la mobilisation des jeunes au sein des associations, l’initiation au métier et l’entrée dans la vie active par une formation entrepreneuriale, et le management du programme mis en place. Le projet Jevais est composé de 250 associations des villes de Douala et Yaoundé regroupé en trente-huit pôle.

Par ailleurs, un documentaire sur les activités dudit projet a été projeté au cours de la cérémonie d’ouverture.

Une table ronde aura lieu ce jeudi sur le thème « Quelle synergie pour réussir l’insertion socio-économique des jeunes en difficulté ? »

 

D.A  

 

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